Selon des chercheurs financés par la Société de recherche sur le cancer, un lien pourrait exister entre des particules provenant des moteurs diesel et le cancer de la prostate

27 avril 2017

Deux chercheurs québécois subventionnés par le programme GRePEC de la Société de recherche sur le cancer, Scott Weichenthal de l’Université McGill et Marie-Élise Parent de l’Institut national de recherche scientifique, ont uni leurs efforts pour déterminer s’il existait un lien entre la concentration en particules ultrafines dans l’air et le cancer de la prostate.

Leur récente étude a démontré que les hommes habitant dans des quartiers de Montréal où les concentrations en particules ultrafines sont élevées seraient plus à risque de développer un cancer de la prostate. Ces particules ultrafines, qui sont 10 fois plus petites que l’épaisseur d’un cheveu, proviennent en majeure partie du trafic automobile et plus spécifiquement des moteurs diesel. C’est la première étude qui démontre la relation entre les particules ultrafines et le cancer de la prostate.

Environmental Research   Les résultats seront publiés dans l’édition de juillet 2017 de la prestigieuse revue scientifique « Environmental Research ».

» Lire l’article complet (anglais seulement) : Spatial variations in ambient ultrafine particle concentrations and the risk of incident prostate cancer: A case-control study

Scott Weichenthal de l’Université McGill a été récipiendaire d’une bourse salariale octroyée par la Société de recherche sur le cancer dans le cadre du programme GRePEC (Groupe de recherche et de prévention en environnement-cancer) en 2016, tandis que Marie-Élise Parent de l’Institut national de recherche scientifique a été récipiendaire d'un soutien financier octroyé de 2010 à 2015 pour le projet de recherche « Programme de recherche québécois pour la prévention du cancer de la prostate ».

Au sujet du cancer de la prostate
Le cancer de la prostate est la forme de cancer la plus répandue chez les hommes à travers le monde. Au Canada, selon les estimations de 2010, ce serait 1 Canadien sur 8 qui sera atteint d’un cancer de la prostate au cours de sa vie. Actuellement, les seuls facteurs de risques connus sont l’âge, l’hérédité et la race, ainsi que quelques déterminants génétiques spécifiques. Les produits chimiques présents dans l’air auraient également des effets sur l’incidence de cancer de la prostate.

À propos du programme GRePEC
Le programme GRePEC (Groupe de recherche et de prévention en environnement-cancer) vise à soutenir au Québec l’excellence des équipes de chercheurs qui étudieront les liens entre l'environnement et le cancer. En soutenant des projets d’envergure multidisciplinaires et multi-institutionnels, le programme veut également promouvoir l’atteinte de résultats concrets. La recherche dite translationnelle, c'est-à-dire qui génère des résultats qui pourront être appliqués rapidement aux patients, est un aspect très important de ce programme. Le programme GRePEC en composé de 2 volets : les projets de recherche et les bourses salariales pour épidémiologistes. En savoir plus »