Cancer du système urinaire - Types

Selon les Statistiques canadiennes sur le cancer 2012, on prévoit que 13 400 Canadiens recevront un diagnostic de cancer du système urinaire au cours de l’année (7 800 cas pour la vessie; 5600 cas pour le rein). La maladie emportera au cours de la même période 3 800 patients, soit 2 100 en raison du cancer de la vessie et 1 700 en raison du cancer du rein.

Le cancer de la vessie est le 4e cancer le plus fréquent chez les hommes, mais vient au 7e rang en termes de cause de mortalité chez eux. Si un homme sur 28 risque d’être atteint d’un cancer de la vessie au cours de sa vie, la proportion tombe à un cas sur 83 chez les femmes. Même constat pour le cancer du rein. Les hommes ont une chance sur 59 de développer un cancer de ce type alors que pour les femmes, le ratio est de 1 sur 92.

Les cancers du système urinaire regroupent tous les cancers qui s’attaquent à la vessie et aux reins. Ces organes jouent un rôle central dans l’évacuation des impuretés contenues dans le sang. Les reins, au nombre de deux, se chargent de filtrer le sang de ses déchets et de son surplus d’eau. Il achemine ensuite ceux-ci sous forme d’urine à la vessie par l’entremise de l’uretère.

Dans la majorité des cas, on associe le cancer du système urinaire à deux types de cancers.

Le premier, propre aux reins, est appelé carcinome rénal ou carcinome à cellules rénales (RCC en anglais). Il se développe dans les cellules de la paroi des tubules rénaux, des structures chargées de filtrer le sang de ses déchets.

Le second, connu sous le nom de carcinome urothélial ou carcinome transitionnel (TCC en anglais), est responsable de 90 % des cas de cancer de la vessie, du bassinet du rein et de l’uretère. Il prend forme dans une couche de cellules épithéliales située à la surface interne de ces tissus et qui entre en contact avec l’urine.


Types moins fréquents :

  • Carcinome épidermoïde : L’irritation de la surface interne de la vessie, du bassinet du rein et de l’uretère par un agent infectieux ou un corps étranger peut conduire à long terme à une transformation des cellules épithéliales en cellules squameuses, un type de cellules aussi connues sous le nom de « cellules plates ». Bien que cette transformation ne conduise pas en tout temps à l’apparition de cellules cancéreuses, elle peut y contribuer.

En Afrique, les individus atteints de bilharziose, une maladie parasitaire causée par un schistosome, sont susceptibles de développer ce type de cancer. En Occident, les infections urinaires chroniques, les pierres aux reins ou la présence d’un cathéter dans la vessie sont plus fréquemment à son origine.

Les carcinomes épidermoïdes sont à l’origine d’environ 5 % des cancers de la vessie en Occident. Toutefois, au dans le monde, ils représentent la première cause de cancer de la vessie. Dans les pays en développement, il serait même responsable de 75 % des cancers de la vessie.

  • Adénocarcinome : Un peu moins de 2 % des cancers de la vessie proviennent d’un adénocarcinome. Ces tumeurs malignes se forment dans le tissu glandulaire à la surface de la vessie.

  • Autres cas : Dans moins de 1 % des cas, le cancer de la vessie provient d’une cellule d’un type cellulaire contenu dans l’environnement ou dans l’enveloppe de la vessie (cellule musculaire, neuronale ou lymphatique par exemple)