L’Époque Moderne (1500 – 1800)

Les connaissances anatomiques augmentent énormément car les autopsie ne sont plus interdites par l’église.

La médecine participe également à l’éveil de l’esprit critique qui traverse le monde.  Les médecins redécouvrent Hippocrate, Galien et tous les textes grecs et latins connus jusqu’alors uniquement d’après des traductions arabes.

Johann Schultes (1595-1645), s’illustra par ses dessins d’actes chirurgicaux et d’instruments de dissection : il dessina, entre autre, les différentes étapes d’une mastectomie dans « Armamentarii Chirurgici ».

Henri François le Dran (1685-1770), décrivit que le cancer débutait localement et s’étendait ensuite par les canaux lymphatiques vers les ganglions lymphatiques.

Cette théorie est très importante car elle explique pourquoi le cancer du sein, par exemple, peut atteindre les poumons.


Il préconisait l’excision de la tumeur ET des ganglions lymphatiques axillaires.  Il comprit que si les ganglions axillaires étaient envahis, le cancer était grave.


Xavier Bichat (1771-1802),
découvrit que les différentes localisations du cancer ne sont qu’une seule et même maladie touchant le même tissu mais dans différents organes.

C’est le début de la notion de métastase.

Progrès en pathologie : Le traitement du cancer est associé à la pathologie

Giovanni Battista Morgagni (1682-1771) de Padoue, fut le créateur de « l’Anatomie Pathologique » par ses dissections réalisées non plus dans le but de localiser les différents organes mais dans le but de connaître les lésions ayant provoqué la mort du sujet.  Il permit une meilleure compréhension du cancer grâce à un ouvrage « De Sedibus et Causis Morborum », réalisé à partir de 700 cas répertoriés avec des descriptions à partir des autopsies faites sur des victimes de cancer du sein, de l’estomac, du rectum et du pancréas.


Sir Percival Pott (vers 1775)
médecin en Angleterre, constata que plusieurs garçons qui travaillaient comme ramoneurs, mouraient dans la vingtaine du cancer du scrotum.