L’Antiquité (3500 av JC - 500)

Des papyrus égyptiens datant de 3000 à 2000 ans av. J.-C décrivaient des tumeurs et ulcères du sein traités par cautérisation.  De plus, le cancer des os (ostéosarcome) a été diagnostiqué chez les momies égyptiennes.

Il y a eu très peu de description de cancer jusqu’à Hippocrates.  Mais certains papyrus datant de 3000 à 2000 ans av. J.-C ont été retrouvés en Égypte et décrivaient des tumeurs et ulcères du sein traités par cautérisation et de tumeurs de la jambe.  De plus, le cancer des os (ostéosarcome) a été diagnostiqué chez les momies égyptiennes.

Le cancer a même été décrit chez les anciennes civilisations d’Asie, d’Amérique du Sud et d’Égypte.

Hippocrates (460-377 av. J.-C.), médecin grec, reconnut les différences entre les cellules malignes (cancer) et bénignes
(normales). L’apparence de certains cancers de la peau (mélanome) lui rappelait la forme d’un crabe (karkinos).

Aulus Cornelius Celsus (25 av. J.-C. – 50 ap. J.-C.), médecin romain influencé par la médecine grecque et égyptienne.  Il décrivit les différents degrés dans l’évolution de la maladie : le premier degré appelé « cacoethes » en grec est suivi par un carcinome sans ulcération et ensuite arrive la lésion exubérante.  Celsus pensait que seuls les « cacoethes » pouvaient être traités par excision et déconseillait par contre de traiter les lésions plus avancées : ni onguents, ni cautérisation, ni excision.

Déjà dans l’antiquité, le traitement du cancer est associé au degré d’avancement de la maladie et comme aujourd’hui, il se fait globalement en fonction d’un système de stadification de la maladie


Galien (130 – 201 ap. J.-C.)
médecin romain qui élabora des théories qui furent valables pendant un millénaire.

Il considérait que les tumeurs étaient dues à un excès « d’humeur », de bile noire, qui se solidifiait dans certaines parties du corps comme les lèvres, la langue, les seins.  Son traitement consistait en l’administration de purges pour dissoudre la bile solidifiée.  Si la lésion ne régressait pas, il pratiquait l’excision.


Cette théorie des « humeurs » sera oubliée et il n’y aura plus de progrès notoire pendant très longtemps.  Seules les observations cliniques et la collecte des données quant au comportement des différentes tumeurs permettront de progresser très lentement.